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1 avril 2015

L’État des lieux du cinéma et de la télévision au Québec

L’État des lieux du cinéma et de la télévision au Québec est réalisé par l’Observatoire de la culture et des communications du Québec de l’Institut de la statistique du Québec, avec l’appui financier du Bureau du cinéma et de la télévision du Québec, de Téléfilm Canada, du ministère de la Culture et des Communications, de la Société de développement des entreprises culturelles et du Fonds des médias du Canada ainsi qu’avec le soutien des partenaires de l’Observatoire.

Cette étude réunit toute l’information statistique disponible permettant de dresser le portrait des domaines du cinéma et de la télévision au Québec. Le premier cahier présente les flux financiers et l’organisation industrielle. L’ensemble des interactions économiques entre les différents maillons de la chaîne de valeur dans l’industrie y est décrit tout en mesurant les niveaux de concentration et d’intégration dans l’industrie. Le deuxième cahier présente l’encadrement législatif et l’organisation associative qui exercent un rôle stratégique permettant à l’industrie d’atteindre ses objectifs culturels et économiques.

Date de parution : 19 février 2014

Date de parution : 19 février 2014

Date de parution : 20 août 2014

Date de parution : 31 mars 2015


12 mars 2015

Parlons télé : le CRTC annonce des mesures visant à soutenir la création de contenu par les Canadiens

Discours de Jean-Pierre Blais à la Cercle canadien d'Ottawa à propos de Parlons télé et de l'avenir du contenu produit par les Canadiens


Ottawa (Ontario)
Le 12 mars 2015
Jean-Pierre Blais, Président
Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes
Priorité à l'allocution
Bonjour.
C'est un plaisir de m'adresser au Cercle canadien. Pendant longtemps au début du 20e siècle, à l'époque où la parole était le principal moyen d'expression, c'est ici que les gens venaient pour énoncer des idées d'importance nationale. Lorsque les dirigeants prenaient la parole au Cercle canadien, les gens prenaient note car on allait y tenir des propos de valeur. Et cette fière tradition se poursuit au 21e siècle.
Certains parmi vous ne réalisent peut-être pas qu'il existe un lien, pour ainsi dire, entre le Cercle canadien et le CRTC. Graham Spry, dont plusieurs se souviendront comme un défenseur passionné de la radiodiffusion publique au Canada, est devenu secrétaire du Club en 1926.
À l'extérieur du Club, en 1932, son travail a mené à la création de la Commission canadienne de radiodiffusion, précurseur immédiat de CBC/Radio-Canada, à l'époque du gouvernement de R. B. Bennett.
À ce moment-là, la Commission jouait un double rôle. Elle créait et diffusait des émissions, tout en voyant à la réglementation de l'industrie canadienne de la radiodiffusion. En ce sens, certains pourraient la considérer aussi comme un précurseur du CRTC d'aujourd'hui.
Bien sûr, Spry était un chaud partisan des recommandations de la Commission Aird, qui avait proposé la mise sur pied d'un système national de radio publique au Canada.  Deux décennies plus tard, Robert Fowler a donné suite aux travaux de la Commission Aird. Il s'est penché sur les rôles que pourraient jouer les radiodiffuseurs publics et privés en vue de financer le système canadien de radiodiffusion. Parmi ses recommandations, l'une visait à ce que le gouvernement crée un organisme de réglementation indépendant afin de superviser la radiodiffusion — l'institution que j'ai le privilège de diriger aujourd'hui.

Un changement fondamental

Affirmer que les choses ont excessivement changé depuis l'époque de Graham Spry et de Robert Fowler serait d'une évidence certaine. Au fil du temps, la réglementation s'est complexifiée, les médias se sont intégrés davantage et les joueurs sont devenus plus sophistiqués. En particulier, l'évolution technologique a été intense et a entraîné des changements profonds. La radio a mené à la télévision, la télévision a mené à la distribution par câble et par satellite, et Internet à large bande a tout changé.
Actuellement, il s'opère un changement fondamental dans le paysage télévisuel. Les gens regardent le contenu sur les appareils qui leur conviennent le mieux, et d'une façon et au moment qui leur conviennent le mieux. Résultat : le rôle du radiodiffuseur évolue. Dans le passé, un radiodiffuseur était un intermédiaire entre les producteurs de contenu et les téléspectateurs. De nos jours, cette fonction n'est plus aussi essentielle car les gens qui veulent regarder du contenu peuvent choisir parmi des centaines de stations de télévision et un nombre incalculable de chaînes Internet pour trouver ce qui les intéresse.
Même le rôle du téléspectateur est en train de changer. D'un récepteur passif de contenu télévisuel, il devient en quelque sorte un agrégateur actif et autonome. La question fondamentale à laquelle cette personne doit répondre chaque soir n'est plus « qu'est-ce qu'on présente» mais bien « qu'est-ce que j'ai envie de regarder? »
Quand vous retirez le quand et le comment de l'expérience de visionnement, il ne vous reste plus que le quoi. Et le quoi — le contenu, autrement dit — n'a jamais été aussi important.
L'avenir de la télévision réside dans le contenu, ce n'est pas nouveau. L'idée que le « contenu est roi » a été soulevée tellement souvent que c'est devenu un cliché. Même Robert Fowler a écrit dans son rapport, en 1965, que « la seule chose qui importe vraiment en matière de radiodiffusion, c'est le contenu; tout le reste n'est que gestion courante ». L'élément vraiment nouveau, celui qui change les règles du jeu, c'est l'effet direct des réseaux à large bande qui facilitent la distribution du contenu audiovisuel. Ces réseaux permettent aux gens qui visionnent du contenu de passer outre aux détenteurs traditionnels du contenu, les réseaux de radiodiffusion.
Oui, le contenu demeure roi; mais il y a une vérité incontestable : le téléspectateur est empereur.

L'ère de l'abondance

Pensez-y : pour chaque heure où un Canadien est éveillé, il peut choisir parmi plus de 1 300 heures de télévision traditionnelle, si on tient pour acquis qu'il ne fait rien d'autre que dormir, écouter la télévision et s'adonner à du multitâches pour tout le reste. De plus, on estime que 300 heures de vidéo sont téléversées sur YouTube chaque minute de chaque jour de chaque mois.
Aujourd'hui, il y a 32 % plus de productions télévisuelles et cinématographiques canadiennes qu'en 2003, au moment où Clifford Lincoln a signé son rapport parlementaire sur la radiodiffusion intitulé Notre souveraineté culturelle.
Mesdames, Messieurs, au chapitre du contenu vidéo, nous vivons dans une ère d'abondance. Le contenu est partout dans Internet et à la télévision. Et il est à notre disposition à toute heure du jour ou de la nuit, sur l'appareil de notre choix. L'ironie dans tout cela, c'est qu'il s'agit de notre plus grand défi. Que nous soyons créateurs, distributeurs, téléspectateurs ou même membres d'un organisme de réglementation, l'idée pour nous tous est de s'adapter à la vie dans cette nouvelle ère. Car ce ne sera pas facile.
Le CRTC évolue. Pour paraphraser la célèbre remarque de John F. Kennedy en 1962, « nous choisissons de faire cela non pas parce que c'est facile, mais justement parce que c'est difficile ».
Ainsi, nous supprimons les obstacles à l'innovation qui ont gêné le progrès des radiodiffuseurs et des producteurs. Ce faisant, nous ouvrons la voie aux nouvelles idées — comme la découverte du contenu — et aux nouvelles approches par rapport à des concepts comme celui du contenu canadien.
Retournons pour un moment aux années 20, à Londres, en Angleterre. Graham Spry était alors un boursier de Rhodes à l'Université d'Oxford; c'est l'époque aussi où, pour la première fois, on a songé à instaurer des quotas pour les films.
À la Conférence impériale de 1926, les Britanniques ont proposé à leurs colonies, y compris le Canada, l'Australie, Terre-Neuve et l'Afrique du Sud, un système de certification pour les films, lequel était basé sur l'attribution de points en fonction du caractère britannique de la production — tant de points pour le scénariste, tant de points pour le réalisateur, tant de points pour les acteurs, et ainsi de suite. Le nouveau système avait pour objectif de protéger les films britanniques contre l'afflux de films produits par les studios américains intégrés verticalement.
Le sentiment protectionniste qui régnait à la Conférence impériale vous semble peut-être familier. Dans les années 1960, tout comme à l'époque où Graham Spry menait une campagne en faveur d'un radiodiffuseur public national, les Canadiens s'inquiétaient qu'une vague télévisuelle géante nous arrive des États-Unis, et engloutisse nos producteurs et notre contenu.
C'est pourquoi, en 1968, le Parlement a créé le CRTC et lui a confié le mandat d'appliquer la Loi sur la radiodiffusion. Il en a suivi une toile complexe de règlements conçus afin de faciliter la création et la distribution de contenu produit par des Canadiens. Et aujourd'hui, près de 90 ans plus tard, la définition du contenu canadien renvoie encore à un système de points élaboré la même année où l'Allemagne a joint la Société des Nations et où l'affaire King-Byng a été résolue.
Cela dit, je ne veux pas être trop critique envers le passé. Pendant des années, ce modèle a réussi à atteindre ses objectifs. Les règlements, qui agissent en appui à la télévision canadienne, ont contribué à créer une industrie prospère qui emploie près de 60 000 Canadiens. Chaque année, le soutien accordé aux productions canadiennes de télévision s'élève à plus de 4 milliards de dollars. Ces fonds ont été investis dans des émissions vendues à l'échelle mondiale et vues par des auditoires ici et partout dans le monde.
Certains vous diront, comme ils l'ont fait lors de notre audience publique l'automne dernier, que tout va bien et qu'il n'y a pas lieu de procéder à de grands changements. Aujourd'hui, je suis ici pour vous dire que ce modèle ne fonctionnera plus. En cette ère d'abondance, où les gens peuvent choisir parmi une multitude d'émissions sur autant de plateformes, les quotas sont l'équivalent de vouloir résoudre la quadrature du cercle. La réalité de ce Nouvel Âge est que la qualité n'a jamais été aussi importante.
La feuille de route vers l'avenir ne se trouve pas dans le rétroviseur de l'agence de réglementation.
Certains radiodiffuseurs comprennent cela. Par exemple, HBO a connu énormément de succès en concevant des séries d'une qualité que l'on trouverait dans une salle de cinéma. Chaque saison comporte moins d'épisodes, mais les histoires ont été ramenées à leurs éléments les plus essentiels afin d'en faire les meilleures séries qui soit. Au cours des dernières années, d'autres ont repris ce modèle, par exemple AMC, Netflix et la BBC. À présent, les réalisateurs de cinéma veulent faire de la télé.

La décision d'aujourd'hui

Aujourd'hui, nous avons annoncé des modifications importantes afin de faire entrer la réglementation du CRTC et la télévision canadienne dans l'ère de l'abondance. Vous pouvez lire notre décision si vous désirez en connaître les détails. Mais je vous préviens : il y a 323 paragraphes, ce qui montre la complexité de simplifier des règles qui ont été adoptées successivement depuis 50 ans. Pour l'instant, je veux m'attarder à trois mesures.
Tout d'abord, nous avons réduit les quotas concernant la quantité d'émissions canadiennes que doivent diffuser les stations de télévision locales et les chaînes spécialisées. Pour les années à venir, nous mettons plutôt l'accent sur les heures de grande écoute en soirée — le moment où les gens regardent encore la télévision. Les quotas à la télévision sont une notion hautement anachronique dans une ère d'abondance et dans un univers où prime le choix.
Deuxièmement, nous avons supprimé les règles qui interdisaient à des chaînes spécialisées, comme HGTV Canada et MusiquePlus, de diffuser certains types d'émissions, essentiellement pour les mêmes raisons.
Enfin, nous avons exigé que tous les radiodiffuseurs investissent financièrement dans les émissions que créent les Canadiens. Car nous voulons que les créateurs et les distributeurs choisissent la qualité plutôt que la quantité.
Une telle approche crée un cycle vertueux où l'industrie investit afin de créer de meilleures émissions, ce qui ajoute à la valeur du système, ce qui génère à son tour plus d'argent à réinvestir dans le contenu que créent les Canadiens. Plus important encore, cela favorise un contexte où les Canadiens veulent regarder le contenu de nos créateurs — non pas parce qu'on les y force, mais parce que c'est du bon contenu – voire de l'excellent contenu!

À la découverte des contenus

Cependant, je sais qu'investir dans les productions canadiennes n'est pas la seule solution pour accroître leur visibilité auprès des auditoires. Il faut faire plus afin que les Canadiens connaissent nos meilleures émissions. Nous pensons aussi à cela. Plus tard cette année, le CRTC organisera un Sommet de la découverte, qui réunira des innovateurs et des chefs de file visionnaires des secteurs public et privé, du Canada et de l'étranger. Les discussions porteront sur la mise au point de solutions techniques liées au défi entourant la découverte de contenu.
Le Sommet a pour but de changer notre vision, rien de moins. Il vise à susciter de nouvelles façons de penser par rapport aux outils et aux méthodes qui permettront de mettre les téléspectateurs en relation avec le contenu qu'ils désirent, en cette ère d'abondance caractérisée par la fragmentation et les micromarchés.
Au fait, il ne s'agit pas ici de réinventer la roue. Les grandes entreprises en ligne, comme Amazon et Netflix, utilisent la technologie numérique tous les jours pour faire cela. Ils utilisent des algorithmes complexes afin de recommander du contenu que vous devriez apprécier : des électroménagers, des films ou des livres. Mais pour la télévision, c'est un changement de mentalité important.
Comme je l'ai mentionné plus tôt, traditionnellement, les radiodiffuseurs ont été détenteurs du contenu. Ils ont créé des liens entre les créateurs et les téléspectateurs, et ont dicté le moment et la manière de diffuser une émission. Cependant, la technologie à large bande a fait en sorte que leur rôle est moins important. Certainement, ils donnent rendez-vous aux téléspectateurs pour voir du contenu en temps réel, par exemple les nouvelles, les sports, les émissions de téléréalité, les concours de talent en direct et la couverture électorale.
Mais comme les gens peuvent désormais choisir le moment et l'endroit pour visionner du contenu, les radiodiffuseurs ne continueront pas à jouer un rôle aussi crucial pour ce qui est de faire le pont entre les auditoires et les créateurs de contenu. Dans le paysage médiatique de l'avenir, les radiodiffuseurs perdent leur rôle d'intermédiaire. Conséquemment, les créateurs devront travailler plus que jamais pour joindre les téléspectateurs. Après tout, à quoi bon créer le meilleur contenu au monde si personne ne peut le trouver et l'apprécier. La découverte importe plus que tout.
En particulier, nous voulons que les Canadiens puissent trouver le contenu que créent les Canadiens. Chaque année, des milliards de dollars sont investis dans la création d'émissions canadiennes. Toute société doit investir ainsi dans les arts, y compris les films et les émissions de télévision. Ceux-ci permettent une réflexion sur notre identité et sur la direction dans laquelle est engagé notre pays. Mais si les Canadiens ne peuvent pas trouver ces créations, alors inévitablement celles-ci perdent leur valeur propre et commerciale. Les émissions canadiennes sont excellentes mais elles doivent être plus. Elles doivent pouvoir être trouvées.
Le Sommet sur la découverte contribuera à mettre en relation le contenu que créent des Canadiens avec les Canadiens eux-mêmes et le reste du monde, de façon à ce que ce contenu et ses créateurs puissent prendre leur place aux palmarès planétaires.

Créer du contenu pour la scène internationale

Certains pourraient rechigner à l'idée que les émissions canadiennes sont en mesure d'atteindre les mêmes sommets que les émissions créées dans d'autres grands marchés du monde. Pas moi. Je sais qu'elles peuvent réussir. Il n'y a aucune raison de penser que nos productions télévisuelles ne peuvent pas gravir les plus hauts sommets, comme l'ont fait des musiciens tels Drake, Arcade Fire ou Cœur de pirate et Alex Nevsky. Elles le peuvent, à la condition que le cadre au sein duquel elles évoluent change et soit moins rigide. Au cours des dernières années, à l'échelle planétaire, nous avons été le deuxième ou troisième exportateur de talents musicaux. Nous pouvons faire de même en télévision.
Peut-être avez-vous entendu parler de l'émission The Code, la plus récente émission de suspense à saveur politique à faire son entrée en ondes. Cela vient d'Australie et c'est excellent. Downton Abbey est une production tout aussi brillante, produite au Royaume-Uni. Borgen et The Killing ont fait connaître le Danemark au monde entier. Vous noterez qu'aucune de ces productions ne vient des États-Unis, car il n'est pas dit que le vrai bon contenu doit toujours venir de nos voisins du sud. Il peut se faire à Canberra, à Londres, à Copenhague ou ici-même à Ottawa.
Si les Britanniques, les Australiens et les Danois sont en mesure de créer des émissions et des films pour la télévision d'envergure internationale, pourquoi cela ne serait-il pas notre cas? Qu'est-ce qui a empêché les Canadiens de transformer L'Histoire de Pi et Le Patient anglais — deux romans écrits par des auteurs canadiens de classe mondiale dont on applaudit le travail partout sur la planète — en productions canadiennes?
Ce n'était pas le manque d'acteurs et de créateurs talentueux, ni même l'accès à d'excellents studios d'enregistrement. Tout cela abonde au Canada. La récente édition des prix Écrans canadiens a montré que nous possédons un vaste bassin de gens talentueux, qu'il s'agisse des réalisateurs, des acteurs, des « show runners » ou des scénaristes. Je salue leurs réussites.
On ne peut imputer tout cela à l'effritement de la valeur du dollar. Les producteurs d'Hollywood ont fait des tournages au Canada même lorsque notre dollar était à parité avec le billet vert.
Ce n'est même pas un manque d'argent dans le système.
Nous pouvons puiser dans une matière riche qui est la nôtre. Yann Martel et Michael Ondaatje sont loin d'être les seuls auteurs canadiens à avoir écrit des meilleurs vendeurs absolument mémorables.
Il y a aussi Margaret Atwood, Yves Beauchemin, Pierre Berton, Joseph Boyden, Eleanor Catton, Lynn Coady, Arlette Cousture, Michael Crummey, Michael Delisle, Alain Farah, Bill Gaston, Lawrence Hill, Frances Itani, Thomas King, Robert Lalonde, Stephen Leacock, Roger Lemelin, Missy Marston, Stuart McLean, Margaret McMillan, Andrée Michaud, Rohinton Mistry, Wajdi Mouawad, Alice Munro, Fred Pellerin, Andrew Pyper, David Adams Richard, Claire Holden Rothman, Gabrielle Roy, Raziel Reid, Bill Richardson, Mordecai Richler, Jocelyne Saucier, Carol Shields, Joan Thomas, Kim Thuy, Miriam Toews, Larry Tremblay, Jane Urquhart…
Plusieurs autres noms pourraient être ajoutés à la liste. Je me suis seulement arrêté car j'avais besoin de reprendre mon souffle. L'idée est celle-ci : le Canada possède des écrivains remarquables reconnus internationalement.
De plus, notre histoire militaire, politique et sociale est un terreau fertile pour de nouveaux récits et de nouveaux documentaires, qui permettraient d'enrichir notre sens d'identité commune.
Une partie du problème réside dans la réglementation. Et au CRTC, nous assumons notre part du blâme. Les organismes de réglementation et les gens responsables de la certification du contenu créé par les Canadiens s'empêtrent souvent dans les détails d'une production avant de décider d'accorder le financement. Nous fondons nos décisions sur des règles de certification dont l'ADN remonte à la Conférence impériale de 1926.
Qu'est-ce que ça change si le tigre dans L'Histoire de Pi n'est pas canadien? Ou si le roman ne se déroule pas sur le fleuve Saint-Laurent? Évidemment, absolument rien. Que l'histoire soit le fruit du brillant travail d'un Canadien, dont les réalisations ont été célébrées partout dans le monde, dont le point de vue sur le monde est Canadien, voilà ce qui compte.
Des Canadiens dont le talent est de calibre mondial sont présents ici au Canada et à Hollywood. De fait, selon certaines évaluations, il y a plus de 100 000 Canadiens qui travaillent à Los Angeles en tant qu'acteurs, comédiens, réalisateurs et producteurs ou qui assument d'autres rôles liés à la création, à la technique et aux affaires. Il y a quelques semaines, deux d'entre eux sont repartis avec un Oscar.
Tant et aussi longtemps que l'histoire est racontée par un Canadien, trouvons les personnes les plus talentueuses pour y travailler et réalisons une œuvre qui va conquérir le monde. Oubliez la signature « créé au Canada ». Nous voulons du contenu qui est créé PAR le Canada.
Voilà pourquoi nous utilisons deux projets pilotes afin de redéfinir les productions canadiennes. Nous voulons faciliter les choses pour le prochain grand roman canadien afin qu'il puisse devenir le prochain grand film canadien ou la prochaine grande mini-série canadienne à la télévision. Mais nous n'y arriverons pas seuls. D'autres responsables du financement et de la certification doivent changer leur façon de voir les choses.
L'autre partie du problème réside dans le manque d'innovation. Les radiodiffuseurs et les producteurs indépendants doivent dépenser davantage afin de créer un contenu de meilleure qualité. Ils doivent mettre l'accent sur la qualité plutôt que sur la quantité. De plus, ils doivent allouer une plus grande partie de l'argent habituellement réservé à la production pour la promotion. Nous les mettons au défi de faire ces deux choses afin que les auditoires canadiens et étrangers apprennent à connaître leurs productions et veulent les regarder.

Préparer l'avenir

Nous laissons aller les vestiges du passé — les quotas, la protection du genre, le critère de certification — afin de permettre à notre système de télévision de saisir l'avenir, et nous le faisons en toute confiance.
L'ère de l'abondance est arrivée et nous entendons relever les défis qui y sont associés en position de force. Nous avons l'argent dans notre système pour créer et promouvoir d'excellents programmes : nous avons des gens talentueux pour concrétiser ces émissions; et nous avons des téléspectateurs qui veulent du contenu novateur. Et comme l'ont montré les récents Jeux olympiques et paralympiques d'hiver, le Canada possède la passion nécessaire pour monter sur le podium.
À des degrés divers, la télévision canadienne a réussi dans un contexte nord-américain très difficile. Nous avons connu des succès d'envergure internationale avec des émissions comme Orphan Black, Vikings and Degrassi; mais il nous reste à forger une image de marque canadienne durable, associée à la victoire, prête à faire concurrence pour l'emporter.
Nous sommes à la croisée des chemins. Nous pouvons choisir le statu quo dont l'élément central est une vision de la télévision essentiellement linéaire. Cette voie est connue, elle est éprouvée, mais elle ne nous prépare pas pour un avenir incontournable, un avenir qui est entièrement axé sur le téléspectateur.
La deuxième voie est moins connue. Pour certains, elle inspire donc la crainte. À certains égards, elle est imprévisible. Mais son caractère perturbateur peut en faire un haut lieu de créativité, un milieu original où triomphent les véritables entrepreneurs et innovateurs. Le CRTC a choisi de s'engager sur cette voie.
Notre décision en janvier dernier était la première étape dans cette direction. Je serai honnête : elle n'a pas fait l'unanimité. Certains nous ont dit qu'elle n'allait pas assez loin, et d'autres le contraire. Nous accueillons ces critiques en toute sérénité. Si nos décisions réjouissaient toujours les joueurs de l'industrie que nous réglementons, nous n'accomplirions pas notre travail — soit servir l'intérêt public, plutôt que leurs intérêts privés.
Au cours des prochaines semaines, nous annoncerons deux autres décisions dans la foulée de notre conversation Parlons télé.
Si vous entendez des critiques au sujet de nos décisions, posez-vous la question suivante : les arguments que ces critiques mettent de l'avant sont-ils favorables à l'intérêt public ou trouvent-ils plutôt leur source dans un sentiment imprégné de droits acquis, et enrobés d'une telle façon qu'on croirait qu'ils s'appuient sur l'intérêt public?
Cette ville est remplie de lobbyistes dont le travail consiste à présenter les intérêts de leurs clients sous un jour favorable, à se draper, pour ainsi dire, de la feuille d'érable, et à parler de la Colline parlementaire en affichant un air de stupeur et de consternation.
Je respecte leur droit d'agir ainsi, mais je respecte davantage les droits, les attentes et les souhaits des Canadiens que nous servons.

Conclusion

Les changements que nous apportons ne seront pas faciles à accepter pour tous. Certains connaîtront des accrocs. Le succès ne sera pas l'affaire de tous. Certains vont prospérer, d'autres vont échouer. De nouveaux joueurs vont apparaître. Mais je peux vous assurer que c'est le bon chemin vers l'avant. Nous devons tous nous imposer le défi du changement. Et je ne parle pas seulement des créateurs, des producteurs et des radiodiffuseurs. Le CRTC, les responsables des politiques et les organismes de financement doivent aussi épouser le changement et saisir les nouvelles occasions.
Comme l'a évoqué John F. Kennedy, nous ne faisons pas cela car ce sera facile et dépourvu d'obstacles. Même si ce sera difficile, nous devons aller dans cette direction. Le monde évolue et nous devons nous préparer pour l'avenir avant qu'il ne soit trop tard.
Rappelez-vous, comme c'est souvent le cas avec le changement, que « cela paraît toujours impossible, jusqu'à ce que cela devienne réalité ».
Merci.

Source : http://nouvelles.gc.ca/web/article-fr.do?nid=947239

15 janvier 2015

Rapport sur les tendances 2015 - Le défi du grand flou

L’activité en ligne s’accroît sans cesse à l’échelle planétaire, et l’industrie américaine des médias a atteint un point de bascule cette année : aux États-Unis compte dorénavant plus d’abonnés à Internet qu’à la télévision par câble. Tout indique qu’un nouvel équilibre est en train de s’établir.
Il convient maintenant d’examiner les industries nationales, et le secteur audiovisuel en particulier, dans le contexte : a) de la dominance de nouvelles multinationales sur Internet; b) de la quantité croissante de contenus et de la diminution de la durée d’attention; et c) du déclin des particularités culturelles au profit d’une uniformisation des préférences à l’échelle du globe. Le principal défi que les industries nationales de la télévision doivent relever cette année, c’est de bien choisir leurs batailles et leur positionnement, car l’ère des essais-erreurs tire à sa fin.
Six thématiques principales sont abordées dans ce rapport:
  1. Un certain effet de fatigue se fait ressentir chez les utilisateurs d’appareils connectés et on observe une concentration de leurs points d’accès au contenu;
  2. La fusion de la consommation de contenu à la télé et en ligne se poursuit;
  3. Le visionnement de jeux en ligne et le sport électronique occupent une place grandissante dans l’industrie du divertissement;
  4. YouTube se professionnalise et certains contenus généré par les utilisateurs atteignent des standards professionnels;
  5. Il y a de moins en moins d’intermédiaires dans la génération de revenus et le fan labour devient une source importante de promotion;
  6. L’échiquier mondial des médias continue de se concentrer entre les mains de quelques géants et la concurrence s’intensifie.

Source : FMC Veille par le Fonds des médias du Canada

26 septembre 2014

Étude : Le processus de choix de contenu audiovisuel des Canadiens

Une étude commandée par Téléfilm Canada, la SODEC et le Fonds des médias du Canada indique que les séries télévisées prendraient le pas sur les longs métrages et confirme que les films sont surtout vus à la télévision

Montréal, le 25 septembre 2014 — Les nouvelles technologies influencent les habitudes de consommation du contenu audiovisuel tout en accroissant son accessibilité. Une étude sur le processus de choix de contenu audiovisuel des Canadiens, commandée par Téléfilm Canada, la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) et le Fonds des médias du Canada (FMC), et s’appuyant sur les résultats de groupes de discussion organisés à travers le pays, indique notamment que les séries télévisées prendraient maintenant le pas sur les films et confirme que ces derniers sont surtout regardés à la télévision. Par ailleurs, les consommateurs rechercheraient de plus en plus un accès instantané aux produits audiovisuels disponibles sur une foule de plateformes.

L’étude visait à mieux comprendre, de façon qualitative, les nouvelles attentes des consommateurs, comment ils prennent leurs décisions d’écoute, les sources qu’ils consultent pour prendre ces décisions, l’impact des plateformes numériques sur leurs choix et leurs perceptions à l’égard de l’industrie. La firme montréalaise de recherche marketing Ad hoc recherche a organisé huit groupes de discussion à Sherbrooke, Montréal, Toronto et Vancouver, auxquels ont participé au total une soixantaine de grands consommateurs de films et de séries télévisées âgés de 25 à 59 ans et correspondant aux profils Branchés/Superconsommateurs et Actifs à la maison (on trouvera ici une description de ces segments du marché tels que décrits dans une étude précédente menée de concert avec HEC Montréal et Ad hoc recherche). Compte tenu de la nature qualitative de l’étude, les résultats obtenus ne peuvent être généralisés de manière statistique; cependant, la convergence des opinions sur plusieurs sujets permet d’identifier des tendances lourdes.

L’étude complète est disponible ici.

« Comme je l’ai indiqué récemment dans le cadre de l’audience du CRTC Parlons télé : une conversation avec les Canadiens, je crois que l’innovation, en termes d’accessibilité et d’engagement des consommateurs, est essentielle si nous voulons que le contenu canadien interpelle réellement les auditoires », a dit Carolle Brabant, directrice générale de Téléfilm Canada. « Chaque fois que le contenu est présenté au grand écran, diffusé à la télévision ou rendu disponible sur les plateformes numériques, nous avons une occasion en or de faire rayonner le talent canadien, non seulement chez nous, mais dans le monde entier. »

Monique Simard, présidente et chef de la direction de la SODEC, a ajouté : « Le phénomène de la multiplication des écrans s’avère très positif, car cela permet une écoute plus diversifiée des produits culturels et une plus grande accessibilté. »

Valerie Creighton, présidente et chef de la direction du FMC, poursuit : « Les choix technologiques offerts de nos jours transforment les habitudes de consommation de divertissement en une expérience personnalisée, mobile et sur demande que chacun peut partager. Ce nouveau rapport fournit des données confirmant que les Canadiens souhaitent avoir accès à du contenu partout, en tout temps, sur la plateforme de leur choix. »

Les faits saillants de l’étude
·       L’instantanéité semble devenir la norme et le contenu vidéo est plus accessible que jamais. L’écran de télévision demeure l’écran principal, mais, selon les participants à l’étude, la consommation de contenu a pris un virage vers du visionnement sur demande, exempt de publicité, grâce, entre autres, à l’enregistreur numérique personnel, à la diffusion en continu, au téléchargement gratuit et à la vidéo sur demande. La formule de l’abonnement semble de loin préférée à un format à la pièce ou gratuit avec publicité.
·       La distinction entre l’univers des films et des séries paraît de plus en plus floue, ce qui avantagerait les séries. En effet, une partie du temps d’écoute des films semble aujourd’hui se transférer vers les séries télé. Nombreuses, de grande qualité, les séries tiennent les spectateurs en haleine sur de longues périodes, sont disponibles de façon instantanée sur plusieurs plateformes et peuvent être vues en rafale. Le visionnement des séries en rafale (« binge watching ») est d’ailleurs désormais une habitude très répandue.
·       On sait déjà que la majorité des films sont écoutés à la maison, cependant leur choix semble assujetti à l’envie du moment, alors que les sorties au cinéma, plus coûteuses et souvent réservées aux grandes productions, seraient devenues un événement social, avec un choix de film souvent prédéterminé.
·       Si les bandes-annonces apparaissent comme la principale manière dont les consommateurs découvrent les films, le bouche-à-oreille, incluant les réseaux sociaux, semble être celle des séries. Pour être choisi par les consommateurs, un film doit faire parler de lui partout, idéalement sur toutes les plateformes.
·       Sans surprise, l’industrie québécoise semble bien se porter en raison de son star-système distinct et du sentiment de fierté et d’appartenance qu’elle suscite. Les discussions entendues ont confirmé que les films québécois séduisent par leur humour et leur proximité avec la réalité de leur public.
·       L’industrie anglophone semble demeurer peu connue et faire l’objet de certaines perceptions négatives. Cependant, plusieurs participants ont mentionné que leur perception s’améliorait en général quand on leur donnait des exemples précis de films canadiens, ce qui démontre l’importance de la promotion.
·       Les participants ont jugé le développement de l’industrie canadienne souhaitable, puisque tous ont indiqué chercher du bon contenu, mais ce contenu serait jugé au même titre que le meilleur de l’offre existante.

À propos Téléfilm Canada
Téléfilm Canada est vouée à la réussite de l’industrie audiovisuelle canadienne sur les plans culturel, commercial et industriel. Grâce à ses différents programmes de financement et de promotion, Téléfilm appuie des entreprises dynamiques et des créateurs de talent ici et à l’international. Téléfilm administre aussi les programmes du Fonds des médias du Canada. Visitez telefilm.ca et suivez-nous sur Twitter au twitter.com/telefilm_canada et Facebook au www.facebook.com/TelefilmCanada.FR.

À propos de la Société de développement des entreprises culturelles
La SODEC est une société d’État qui relève de la ministre de la Culture et des Communications du Québec. Elle est un véritable moteur du développement de la culture avec le mandat de promouvoir et soutenir l’implantation et le développement des entreprises culturelles au Québec. De plus, elle assure la présence collective de ces entreprises dans les foires, festivals et marchés internationaux. Suivez la SODEC sur Facebook, Twitter et visitez le www.sodec.gouv.qc.ca.

 

17 octobre 2013

Un 10e anniversaire et le lancement d'une nouvelle programmation pour le RFAVQ !

C’est à la Société des arts technologiques que le Regroupement pour la formation en audiovisuel du Québec a célébré, le 16 octobre, ses dix ans d’existence et le lancement de sa programmation 2013-2014. En présence de ses partenaires historiques, de nombreux participants et formateurs ainsi que du grand public, le RFAVQ a fêté dix ans de formation de pointe au service des professionnels du cinéma, de la télévision et des médias numériques du Québec.

Depuis la fondation du RFAVQ en 2003, ce sont plus de 7500 travailleurs qui ont pris part à ses formations. Sa reconnaissance en 2008, à titre de mutuelle sectorielle de formation, lui a permis d’élargir ses activités à tout le secteur de l’audiovisuel, incluant le cinéma, la télévision et les médias numériques. « Grâce à son programme de formation, le RFAVQ partage les connaissances, transmet les expertises et enseigne les bonnes pratiques de l'industrie. De cette façon, il s'assure que les travailleurs québécois ainsi formés demeurent le premier choix ‑ non seulement des productions étrangères, mais également des productions locales », souligne Pierre Blanchet, Directeur services aux membres et communications de l’Union des artistes (UDA) et Président du conseil d’administration du RFAVQ.

Le bouleversement des modèles d’affaires, la créativité nouvelle dans les types de contenus et les nombreux défis technologiques sont au cœur de la programmation 2013-2014 du RFAVQ. Soulignons que la liste des domaines de formation s’enrichit cette année de la gestion des données numériques et de l’animation. Un nouveau programme en Gestion de production numérique est désormais offert. Aussi, des programmes à succès reviennent pour une deuxième année, tel que Les défis du chef d’entreprise en audiovisuel, ou encore, Pour faire une histoire courte, dont les ateliers en scénarisation et en réalisation mènent les participants sélectionnés à la production et la mise en marché d’un court-métrage.

En cette dixième année d’existence, ce sont plus de 150 formations de pointe que le RFAVQ offre aux professionnels de l’industrie. « Tous peuvent participer à des formations adaptées, de courte durée, portant sur un besoin ou une technologie spécifiques, des formations de pointe dispensées par des experts des métiers » souligne Lucille Demers, Directrice générale du RFAVQ. L’ensemble des formations sont ouvertes à l’inscription et à découvrir en détail sur le site du RFAVQ : rfavq.qc.ca.

Crédit photo : Jan Thijs

8 mai 2013

Besoins de perfectionnement en cinéma, télévision et médias numériques : le RFAVQ dévoile son étude triennale

Le Regroupement pour la formation en audiovisuel du Québec, la mutuelle de formation pour les professionnels du cinéma, de la télévision et des médias numériques, est fier de dévoiler les résultats de son étude des besoins de perfectionnement 2013-2016. Ce diagnostic triennal est le fruit d'une réflexion concertée dirigée par le RFAVQ et le résultat d'une veille stratégique approfondie de l'évolution du secteur de l'audiovisuel au Québec.

Le RFAVQ regroupe 32 associations et organisations syndicales qui ont participé à différentes activités pour réaliser cette étude : entrevues exploratoires, groupes de discussion et sondage auprès des professionnels du secteur afin de mieux cerner les enjeux en termes de compétences.
Parmi les conclusions du diagnostic triennal, il est important de souligner l'impact des nouvelles technologies numériques qui transforment les modes de création des contenus, bouleversent l'organisation du travail et les modèles d'affaire. Parmi les défis, soulignons l'arrivée de nouveaux joueurs spécialisés provenant de secteurs autres que celui de l'audiovisuel, la composition et la gestion d'équipes multidisciplinaires, la nécessité d'intégrer de façon optimale et créative les évolutions technologiques pour chaque métier, le décloisonnement des étapes de production ou encore le besoin de polyvalence comme enjeu de carrière. 

Forte de ces conclusions, la directrice générale du RFAVQ, Madame Lucille Demers, souligne que « Les diagnostics qui découlent de cette étude prennent une ampleur sans précédent, car c'est toute la chaîne de production qui est représentée pour la première fois. Cette étude confirme que la formation continue devient un levier stratégique pour permettre aux travailleurs de l'industrie de se maintenir à la fine pointe de l'innovation et de conserver le niveau d'excellence qui fait la réputation de la main-d'œuvre québécoise en audiovisuel. » 

Le RFAVQ lancera sa nouvelle programmation à l'automne 2013, une occasion de mettre en action les recommandations issues de son étude des besoins et fêtera par la même occasion sa dixième année d'existence au service des professionnels du cinéma, de la télévision et des médias numériques du Québec. 

L'étude intégrale est disponible sur le site du RFAVQ : http://www.rfavq.qc.ca/a-propos/etudes-publications
 
À propos du Regroupement pour la formation en audiovisuel du Québec (RFAVQ)
Le RFAVQ est la mutuelle de formation du secteur de l'audiovisuel qui a pour mandat de structurer, de développer et d'organiser une offre de services de formation adaptée aux caractéristiques et aux besoins de ses travailleurs grâce à la mutualisation des contributions des employeurs assujettis à la Loi favorisant le développement et la reconnaissance des compétences de la main-d'œuvre. Depuis sa création en 2003, le RFAVQ a proposé 746 activités de formation et a formé plus de 7500 travailleurs du cinéma, de la télévision et des médias interactifs.

16 octobre 2012

Le Regroupement pour la formation en audiovisuel du Québec dévoile sa nouvelle programmation et sa nouvelle identité visuelle

Communiqué 
Pour diffusion immédiate 


Montréal, le 15 octobre 2012 – Le Regroupement pour la formation en audiovisuel du Québec (RFAVQ) est fier d’annoncer le lancement de sa programmation 2012-2013. D’octobre à avril, ce sont plus de 130 formations de pointe qui seront dispensées par des professionnels reconnus du cinéma, de la télévision et des nouveaux médias.

Le RFAVQ propose des activités en gestion de production, financement, droit, règlementation, réalisation, écriture et scénarisation, caméra, son, éclairage, postproduction et montage, scénographie et décor, costume/coiffure/maquillage, musique, doublage, ressources humaines et utilisation sécuritaire d’équipement.

De plus, les projets spécifiques prennent de l’ampleur cette année : le RFAVQ accueille une activité de formation spécialisée en technologie du son et un nouveau programme axé sur les défis du chef d’entreprise en audiovisuel en collaboration avec HEC Montréal. On retrouve aussi le programme Certifié éclairagiste de plateau (CEP) et la Formation en ligne.

Toutes nos formations axées sur le développement des compétences et l’innovation sont à découvrir sur un site web transformé et aux couleurs d’une nouvelle identité visuelle.

En effet, le RFAVQ inaugure avec sa nouvelle saison un changement de tête complet : en plus d’un nouveau logo, c’est une nouvelle image développée et réalisée par FEED qui va désormais accompagner ses activités. Le site web a lui aussi bénéficié d’une refonte complète grâce à Absolunet : plus clair et plus fonctionnel, il abrite de nouvelles sections et un contenu plus riche et mieux structuré.

Vous pouvez y jeter un coup d’œil dès maintenant à l’adresse habituelle : www.rfavq.qc.ca et découvrir la programmation 2012-2013.
Téléchargez la Liste complète des formations (PDF) : chaque titre de formation vous emmène sur sa fiche dans le site !

Pour rappel, créé en 2003, le Regroupement pour la formation en audiovisuel du Québec (RFAVQ) regroupe aujourd’hui 30 associations et institutions du secteur de l’audiovisuel et a formé depuis sa création plus de 5000 travailleurs du cinéma, de la télévision et des nouveaux médias. 

-30- 

Information :
Pauline Noël, Agente de communication
pnoel@rfavq.qc.ca
Tél. : (514) 845-7557 poste 26

4 avril 2012

Québec accorde 592 033 $ pour la formation de travailleurs du cinéma, de la télévision et des nouveaux médias

Communiqué du Cabinet de la ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, Québec, le 2 avril 2012

La ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale et ministre responsable de la région de la Mauricie, Mme Julie Boulet, et le président de la Commission des partenaires du marché du travail, M. Jean-Luc Trahan, annoncent un soutien financier de 592 033 $ au Regroupement pour la formation en audiovisuel du Québec (RFAVQ) pour 104 activités de perfectionnement destinées à environ 1 300 travailleurs du cinéma, de la télévision et des nouveaux médias. Cet investissement est consenti en vertu du Fonds de développement et de reconnaissance des compétences géré par la Commission. 

« Le gouvernement est fier de contribuer au développement des compétences des artisans de l'audiovisuel. Cela leur permet de partager leur expertise, d'innover et d'être à l'affût des derniers développements dans le domaine. Le Québec a déjà produit de nombreuses réalisations cinématographiques et télévisuelles qui ont eu une portée positive sur la scène internationale. Nous misons sur le génie de la main-d'œuvre spécialisée et son perfectionnement pour favoriser encore et toujours le rayonnement de cette industrie et générer des retombées importantes », a souligné la ministre, Mme Julie Boulet.

Le RFAVQ est très actif pour les travailleurs du domaine de l'audiovisuel en leur donnant la possibilité de développer leurs compétences. Aujourd'hui, le soutien du gouvernement lui permet de mettre à jour, de créer et de diffuser des formations qui répondent aux besoins exprimés par des producteurs, des scénaristes et des analystes de contenu, notamment. De plus, des informations récentes et pointues seront offertes sur des secteurs techniques comme les effets visuels et la 3D. 

« La formation continue se situe au cœur du mandat de la Commission des partenaires du marché du travail. Nous saluons le travail du Regroupement pour la formation en audiovisuel du Québec qui donne la chance à ses travailleurs de mettre à jour leurs connaissances, d'améliorer leur savoir-faire et ainsi, de contribuer au succès, à la créativité et à la productivité de leurs entreprises », a ajouté le président de la Commission, M. Jean-Luc Trahan. 

« Cette aide financière est bienvenue puisqu'elle nous permet de proposer des formations qui répondent aux besoins de nos membres, de maintenir la qualité de celles qui existent déjà et ainsi de contribuer à la réalisation de grandes œuvres. Nous souhaitons remercier la Commission pour son important soutien », a mentionné la directrice générale du Regroupement pour la formation en audiovisuel du Québec, Mme Lucille Demers. 


Source :   Renseignements :
Nicolas Murgia
Attaché de presse
Cabinet de la ministre de l'Emploi
et de la Solidarité sociale
et ministre responsable de la région de la Mauricie
Tél. : 418 643-4810
  François Lefebvre
  Direction des communications
  Ministère de l'Emploi
  et de la Solidarité sociale
  Tél. : 418 646-0425, poste 67234

20 mars 2012

Rencontres cinématographiques de Québec : riche programmation !

Les Rencontres cinématographiques de Québec sont de retour du 26 au 31 mars 2012 au Musée de la civilisation de Québec. 

Pour cette édition, une programmation riche et diversifiée a été mise sur pied afin d'encourager la réflexion entourant les nouveaux enjeux liés au domaine de la production, mais surtout afin de favoriser le dialogue entre les différents acteurs du milieu. 

Quelques moments forts de la programmation : la présence de Frank Rose, auteur de The Art of Immersion, pour une conférence sur le transmédia, ainsi qu'un panel de haut-niveau pour une conférence sur les médias sociaux. Mais aussi une classe de maître avec Phillipe Falardeau et le toujours populaire speed-dating. 


Le perfectionnement des professionnels de l'audiovisuel sera aussi à l’honneur de cette nouvelle édition avec plusieurs journées de formation.

Ouvrant le bal, le lundi 26 mars, le Regroupement pour la Formation en Audiovisuel du Québec (RFAVQ) propose une formation sur "Les crédits d'impôts: étapes à suivre pour remplir les formulaires". Cette formation permet aux participants d’analyser et d’appliquer les règles souvent contradictoires des différentes agences (SODEC, BCPAC, FMC), de l’admissibilité au contenu (dramatique, documentaire et variétés). Sera abordera par ailleurs les concepts hybrides et la fameuse "performance".

"Protocole sur un plateau de tournage", le 30 mars, sera la deuxième formation du RFAVQ dans le cadre des Rencontres Cinématographiques. Grâce à cette formation, les participants auront en main toutes les informations pour mieux comprendre l’étiquette sur un plateau de tournage ainsi que les opérations de préproduction et de postproduction. De plus, ils auront accès aux règles de sécurité pour l’industrie du cinéma et de la vidéo.


Pour finir, un petit avant goût du festival...



Sources : Communiqué Rencontres cinématographiques de Québec, RFAVQ

11 janvier 2012

Lancement des Prix d'excellence francophones 2012 de l'Alliance Médias Jeunesse

L'Alliance Médias Jeunesse (AMJ) se consacre depuis plus de trois décennies à l'amélioration des contenus télévisuels et interactifs pour les enfants du Canada. Elle promeut notamment les contenus de la plus haute qualité en récompensant annuellement les meilleures réalisations jeunesse anglophones et francophones canadiennes dans le cadre de ses Prix d’excellence.

Ces Prix d’excellence récompensent les émissions de télévision ainsi que les contenus numériques jeunesse francophones produits au Canada durant les deux dernières années.
Pour son édition 2012, les Prix d'excellence seront décernés aux émissions jeunesse qui se sont démarquées selon quatre critères retenus par l'AMJ : développement de l'intelligence et du sens critique, stimulation de l'imagination et de la créativité, ouverture sur le monde et respect et enfin valorisation de l'épanouissement personnel et du dépassement de soi.
Onze Prix d'excellence seront remis au total, parmi lesquels un Grand Prix pour le production la plus remarquable, toutes plateformes confondues, ou encore un Prix rendant hommage à une carrière entière vouée à l'excellence.
Les parents ne sont pas en reste puisqu'un Prix sera décerné par eux récompensant une production numérique déstinée aux enfants d'âge préscolaire.

Le concours est ouvert à toutes les productions jeunesse canadiennes dont la langue originale est le français et qui ont été diffusées au Canada entre le 1er janvier 2010 et le 31 décembre 2011.
Vous avez jusqu'au 17 février 2012 pour déposer vos candidatures.
Le gala au cours duquel les gagnants seront annoncés aura lieu le 31 mai 2012 à la Maison Radio-Canada à Montréal.

Bonne chance !

13 décembre 2011

Les éclairagistes de plateau cinéma et télévision ont enfin leur programme complet de formation !

L'accompagnement de la formation des techniciens du cinéma et de la télévision au Québec fait un nouveau bond en avant avec le lancement du programme Certifié éclairagiste de plateau.

Prévu pour être activé au début de l'année 2012, ce projet de formation complet s'adresse directement à ceux qui souhaitent se former ou se perfectionner au métier d'éclairagiste de plateau pour le cinéma et la télévision. Il s'articule autour de trois programmes qui assurent les apprentissages théoriques, pratiques et la certification.


Lumière sur le premier programme : Éclairagiste de plateau – Base

Le Programme de Perfectionnement Professionnel des Éclairagistes de plateau (PPPE) s’adresse à ceux qui souhaitent se familiariser avec les techniques d’éclairage et les notions d’électricité pour les tournages de cinéma ou de télévision.
Programme inédit et très complet, il se compose de deux blocs principaux : Éclairage et Électricité afin de répondre précisément aux besoins d’apprentissage.

C’est l’occasion de bénéficier de démonstrations et d’exercices avec de l’équipement actuel, d’une mise en situation dans un environnement réel de tournage. Bref, de mettre directement en pratique les connaissances théoriques qui seront enseignées.

Le principal formateur du PPPE, Marco Venditto, bénéficie de 18 ans d'expérience en tant qu'éclairagiste de plateau, best boy éclairagiste et chef de pré-éclairage. Sa filmographie comprend Route 132, À l'origine d'un cri, 1981, Snow White, Punisher : War Zone, The Mummy III, 300, etc.

Cette formation débute le 16 janvier 2012.

Le descriptif du programme et le détail de la formation présents sur le site du Regroupement pour la formation en Audiovisuel du Québec (RFAVQ) offrent plus de détails.

Pour s’inscrire, il faut contacter le RFAVQ par courriel eclairagistedeplateau@rfavq.qc.ca ou par téléphone au (514) 845-7557.

Pour rappel, le RFAVQ regroupe maintenant 25 associations reliées au secteur de l’audiovisuel du Québec. Pour les professionnels du cinéma, de la télévision ou des nouveaux médias : son offre de services de formation est spécifiquement adaptée aux caractéristiques et aux besoins du secteur.

16 novembre 2011

"Producteur – Entrepreneur : compétences en affaire", un atelier animé par André Provencher

Pour aider à développer une vision d’affaires chez les jeunes producteurs !


Le Conseil des ressources humaines du secteur culturel (CRHSC) et le Regroupement pour la Formation en Audiovisuel du Québec (RFAVQ) ont mis en place un projet pilote qui s'adresse directement aux jeunes producteurs du Québec.

Cet atelier gratuit propose aux jeunes professionnels du milieu de la production du cinéma, de la télévision et des nouveaux médias de développer une vision d'affaires.
Il est motivé par le fait que le domaine de l’audiovisuel comme beaucoup d’autres secteurs d’activités doit faire face maintenant à une concurrence mondiale. Les jeunes producteurs sont appelés à développer des projets audiovisuels qui se retrouveront sur différentes plateformes et donc accessibles à divers publics.

Sur trois jours, un ensemble important de thèmes seront abordés :
  • Création d’un plan d’affaires et questions de financement
  • L’environnement juridique et les droits d’auteur
  • Vision, valeurs et stratégies d’entreprise
  • Diffusion des produits sur diverses plateformes
  • Relations avec les clients, services client, promotion et marketing
  • Techniques de négociation
L'atelier sera animé par André Provencher, récemment nommé président -directeur général du Fonds Capital Culture Québec. M. Provencher cumule plus de 40 ans d’expérience dans le domaine de l’édition et de la production audiovisuelle. Il a débuté sa carrière au Nouvelliste en tant que journaliste, par la suite il a travaillé pour différents groupes médias dont Groupe TVA, Groupe Coscient, Goupe Cogeco. Dernièrement, il a occupé divers postes au sein de Gesca Ltée.
Il fera intervenir plusieurs experts du secteur appelés à partager leurs connaissances et leurs expériences du domaine des affaires.

Échanges et interactivité seront au cœur de cet atelier qui se déroulera les 6,7 et 8 décembre prochains.
Pour plus d'information rendez-vous sur le site du RFAVQ.
Pour vous inscrire, contactez Claude Gagnon (514) 845-7557 au poste 25 / cgagnon@rfavq.qc.ca